Céramique
La matière

Ce couple produit la surprise de l’unique et de l’improbable.
Je parcours mon territoire pour rencontrer la matière,
pour l’inviter à se partager, à s’offrir devant vous.
Et quelle douceur faut-il pour y parvenir, quelle audace pour y croire !
Pourtant, avec le temps, on apprend son langage, son envie et sa fantaisie.
Granite, Terres, cendres, coquillages, vase, sables
sont autant d’acteurs du ballet du Grand Feu.


( Voir en bas de la page )

OKA

Nouveau Restaurant Gastronomique
Paris
2017

GALERIE

Petit déjeuner japonais

Série prestige
2016

GALERIE

Le Petit Hôtel du Grand Large

*

Portivy, Presqu’île de Quiberon
2013-2015

GALERIE

La Maison d’à Côté

*

Montlivault
2016

GALERIE

L’Allium

*

Quimper
2016

GALERIE

L’Or Divin
Traiteur Gastronomique, Club de direction

Paris
2014-2016

GALERIE

Tableaux photographiques

2017

GALERIE

La vie m’y a conduit, et j’ai suivi.
Je n’aurais pas pensé à en faire ma profession…

 

Peter, mon professeur d’art et ancien potier m’a ouvert la porte, au sens propre et figuré. Il m’a donné mes premières références de potiers japonais, de grands maîtres qui ont appris à transfigurer les éléments, et respecter le génie des choses. C’est donc comme cela que j’ai commencé à apprendre la terre en 2010, seul au tour et à l’émail, dans une salle de poterie devenue inutile du Newark college, en m’instruisant auprès de mes mentors sur Youtube et en suivant mes intuitions.

Là-bas en Angleterre, je récupère un vieux four électrique, un tour à pied, des matières que des particuliers allaient jeter, je commence à collecter des terres, des cendres etc… Je balbutie et commence à voir apparaitre de merveilleuses choses. C’est une pratique au moins aussi complexe et complète que l’architecture, et d’autant plus nourrissante pour moi que la substance du travail est naturelle et généreuse. L’architecture, avec ses normes et sa gestion ne pouvait rivaliser d’intérêt.

Rentré en France à Quiberon pour suivre le chantier de maison individuelle que j’avais conçu pour mes parents, j’installe mon atelier pour deux ans en centre ville, et Hervé Bourdon, Chef du restaurant étoilé Le Petit Hôtel du Grand Large me trouve et me donne ma chance. Je devais lui produire des assiettes. Et ça ne fonctionne pas, des mois durant.
Je n’avais plus d’argent, je commençais à me nourrir de plantes sauvages et tente le tout pour le tout, malgré les injonctions de la banque. Encore un mois à fond pour essayer de sortir quelque chose.
La banque attendra. J’y parviens in-extremis et commence à lui fournir des assiettes en tous genres, des formats vraiment spéciaux. Quel challenge de commencer avec lui !

Et quel accueil de sa part pour ma production que je n’osais estimer… c’est ma première et ma plus belle collection à ce jour. Environ 400 pièces, émaillées de matières brutes, locales, des teintes d’ocre, de sang séché, de lueur de chandelle et de cristaux dorés ; tout simplement incroyable ! Incroyable comme cet homme qui va porter mon travail avec le sien et me supporter à fond.
Quelqu’un a commencé à croire en moi, sans se demander si d’autres le faisaient déjà, et c’était incroyable.

Sans parler d’exclusivité, il était nécessaire que mon travail se diversifie pour accompagner à chaque fois la cohérence de chaque chef.
Après avoir rencontré l’homme, visité les locaux qui dialoguent avec la sensibilité de l’architecte, souvent après avoir gouté la cuisine qui parle à ma connaissance des plantes sauvages, je crée des séries qui accompagnent au mieux l’univers des chefs en recherchant sans cesse de nouvelles matières sur place, en créant sans cesse de nouveaux émaux.
En ce sens,  je défends une pratique de céramiste, plutôt que de potier, la valeur créative et artistique toujours présente faisant la différence.